J’en oublierai presque
Les soupirs d’amour
Qui restent sans retours
Ces soupirs dantesques…
Je donnerai tout aujourd’hui
Pour te voir demain.
Les souvenirs anciens
M’accablent jusqu’après minuit…
Mes pieds s’avancent dans le sable froid,
La douceur des vagues
Caresse mes jambes en zigzag
Tandis que l’aube point, me laissant sans voix.
Seuls me restent les souvenirs,
L’odeur du sel, le chant des mouettes,
Pourquoi rester muette ?
Quand ta froide beauté devient un martyr.
La distance me terrasse.
Tes flots emportent tant de secrets, ma foi,
Laisse-moi les raconter pour toi,
Permets-moi cette audace…
En souvenir de cet amour discret et ivoirin
Que jamais je n’oublie
Ton rivage lapis-lazuli
En exhalant un soupir marin…
