Miroir, mon beau miroir brisé…

Qui es-tu ? quelle est cette forme informe
Ce reflet familier mais inconnu
Cette ombre silencieuse non ténue
Pourquoi donc faut-il que tu sois difforme ?

De l’autre côté du miroir se tient
Blafarde, mutilée, l’ombre de moi-même
Blessée, ravagée, guettant son requiem
Son cri étouffé se perd et s’éteint

Sa tristesse est mienne, ses blessures aussi
Briser le miroir, ne plus se mentir
Exploser, rager, s’accepter sans fuir
Pourtant je ne peux, vois, je balbutie

Monde qu’es-tu pour briser, furibond
Les épaves de nos vies frémissantes.
Si les étoiles nous rappellent le levant
Pourquoi donc la nuit semble-t-elle si longue.

Quelle est cette étrange prison de verre
Qui me garde sans merci, sans relâche.
Mes plaies, sanguinolentes, sans épigraphes,
Semblent toujours se rouvrir de travers.

Vivement que l’étoile du matin
Revienne en mon cœur apporter l’espoir
Seule la lumière peut briser ce miroir
Libérer mon âme de ce chemin…

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