Tandis que le soir descend
Les flots se reposent
Les abysses remontent en chantant
Rencontrer le ciel qui se pose
Dans un écrin de douceur
Cette profondeur revient
Dans ce silence divin
Où l’ombre n’est qu’une fleur.
Une fleur de nuit
Illuminée par des diamants
Et une reine qui telle une amante
Veille sur ces pierreries.
Les abîmes sont remontés
Et avec elles les secrets
Que la mer dissimulait
Aux hommes durant la journée.
La mer d’huile s’en va clapotant
Ne prenant que le ciel à témoin
De cet extraordinaire secret chantant
Cette nuit naissante, ce mystère sibyllin.
