Je regarde dehors
Et ne voit que le vent
Qui berce tendrement
Les arbres de Chambord.
Mon âme à la dérive
Dans le silence pesant,
Froid, mortel et d’argent
Me dis : « tu es captive ».
L’aurore s’est levée
La nature se réveille
Et moi je m’émerveille
Mais je reste enchaînée.
La corneille me regarde
Depuis sa corniche, fière
Son œil me dis : « espère
Ignore cette taularde
Qui te veut pauvre et sotte.
Ta vie se trouve ailleurs
De cette geôle, cette heure,
Ce n’est là qu’une grotte.
Je te montre la voie
N’écoute pas les traîtres
La fenêtre est ouverte
Va et envole-toi ! »
