La voix du passé

Cette voix m’appelle
Dans le silence et la nuit
Sa douceur sans pareille
M’a comme introduite

À une époque lointaine.
Il me semble descendre
À l’écoute de cette antienne
Un escalier, des méandres

Vers une époque passée.
Cette voix angélique
Résonance d’un moment oublié
Est quelque peu magique.

Il me semble descendre
Vers les abîmes des couloirs
Sans fins des calandres
Oubliées de l’histoire.

J’écoute et me rappelle
Qu’un soir lointain me vit
Chanter sans peine, c’était irréel,
Un chant radieux tel un rubis.

Si ma jeunesse m’a trahie
C’est avec une joie cependant infinie
Que la musique me ramène
Avec plaisir à cette époque ancienne

Je ne cesse d’avancer, mais pourtant
Toujours la voix de l’ange s’éloigne
Tandis que les instruments
Jouent sans me donner le sésame.

Sans regarder en arrière, j’avance
Et la voix douce et tranquille
M’accompagne à distance
Tel le passé fébrile, indélébile.

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