Le phare du bout du monde

C’était un phare solitaire
Qui n’avait jamais vu personne.
Il est si loin de la terre
Qu’en été comme en automne

Il guette depuis ce désert
Mais le plus souvent abandonne.
Ce rocher n’est guère populaire
Et ce phare certes, monotone.

Mais sans sa lumière
Que seraient les villes bretonnes ?
Leurs côtes seraient un cimetière
Et les ports moroses, atones.

C’était un phare solitaire
Qui n’avait besoin de personne,
Il gardera toujours ses mystères
Et depuis le lointain, encore, rayonne.

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