Le Loup Blanc

Ce n’était qu’un paysan
Désirant pour son malheur
La liberté sans la peur.
Il combattit, choisis son camp
Mais en Vendée ce fut l’horreur
Il découvrit une telle fureur
Que ses cheveux devinrent blancs
Tant fut sa stupeur.
Il ne resta pas spectateur,
Et décida en rentrant
De combattre sur la longueur
Ceux qui de notre liberté se font les voleurs.
Sa chevelure d’argent
Le rendit empereur
Des fossés, des landes et des hauteurs.
Aujourd’hui encore le vent
Murmure entre les fleurs
Une ancienne rumeur
Qui parle de sang
Versé par des rêveurs,
Guerriers d’honneur
De ce temps d’avant.

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